Corrida de Dolores Aguirre très attendue pour le retour de ces toros à Las Ventas sept après leur dernier passage. Un lot qui s'est avéré inégal de présentation mais surtout manso, décasté, compliqué avec des embestidas courtes et un danger sourd permanent. Cinq des six toros sifflés à l'arrastre.
Face à ces adversaires, le colombien Juan de Castilla s'est littéralement joué la vie devant son premier opposant. Pris dramatiquement avec un toro qui cherche le colombien plusieurs fois au sol, Juan de Castilla se relève, taleguilla ouverte et se dirige vers le burladero pour enfiler un bermuda et se remettre à la tête du toro pour arracher de nouvelles passes. Après une épée en place, le toro tomba une première fois avant de se relever à deux reprises. Pétition d'oreille mais le président garda le mouchoir. Vuelta al ruedo pour un héroïque Juan de Castilla qui a gagné le respect des 20 000 spectateurs de Las Ventas et tout ceux derrière leur téléviseur.
Après cette vuelta al ruedo dignement fêtée, le torero colombien rejoignit l'infirmerie révélant une cornada de deux trajectoires, une de 15 centimètres au niveau de la crête iliaque et une autre de 5 cm plus superficielle, ajouté à un déchirement au niveau du pénis nécéssitant 4 points de suture.
Pour son retour au sixième toro, il décida d'aller recevoir son opposant a portagayola, ni plis ni moins. La suite se dilua avec un toro sans aucune options, réfugié aux planches. Silence.
Fernando Robleño pour son année de despedida a pu arraché quelques passes méritoires devant le toro d'ouverture. Silence. Face à son second, sans options le madrilène n'a pas insisté outre mesure. Silence avec quelques sifflets.
Damian Castaño devant le cinquième, offrit une faena avec des séries notables, essentiellement à droite en baissant la main. Une enstocade au second envoi. Ovation et saluts pour le salmantino. Silence à son premier.
Photo et vidéo Plaza 1